Riviste internazionali

ALAKHAR (Beirut e Damasco, 2012)

Voci della Poesia Italiana Contemporanea: Un’Antologia Breve (L’Altro, 2012 – Beirut e Damasco) a cura di Adonis

 

LIMEN (Osnabruck, 2012)

Une autre poésie italienne (2.10.11)

in Une autre poésie italienne - anthologie, traduction

traduzione a cura del gruppo di ricerca CIRCE dell'Università Paris 3

Romaine née à Milan (1964), poète et performer, animatrice radio, rédactrice du mensuel "Poesia", Maria Grazia Calandrone s'occupe aussi de critique littéraire (en particulier pour "il manifesto"). Interventions , lectures théâtrales et manifestations poétiques fréquentes. Elle a publié plusieurs recueils (La scimmia randagia, Milan, Crocetti, 2003, prix Pasolini Opera Prima), jusqu'à Sulla bocca di tutti (id. 2010) ou Atto di vita nascente (Faloppio, LietoColle 2010), et participe à des performances publiques. L'infinito mélo, pseudo-roman, a récemment inauguré une collection de l'éditeur Sossella avec CD de ses propres textes.
 
L'ultima stanza - La dernière pièce

Avec le temps la complexité de la maison
s’accroît – c’est un filtre alchimique, un décanteur
d’eaux industrielles mélangées
à des métaux solaires – qui dépose l’or du monde
par les fenêtres dans nos cheveux.
Assis, nous sommes inclus dans la recréation
étant donné une marge concrète de manœuvre dans les espaces communs.
Nous tombons goutte à goutte du bec des alambics
directement sur les objets
au niveau du sol, la voix lointaine. Nous apprenons à reconnaître
la mèche effilée, la plainte
de l’animal dans le distique prolongé des colporteurs.
Par l’ouïe nous jetons hors du corps (fermé
et très noir) de rayonnantes racines.
Maintenant les portes sont ouvertes : rêves
du dimanche. Le peuple
fait communiquer ciel et terre avec ses propres besoins.
Mais nous ne savons pas dans notre maison – étant donné
la délicatesse et l’abondance des organes, quelle est sa finesse.

Corps-diaphragme en majeure partie
 
De la végétation affleure le corps
des pommiers – avec leurs médaillons d’or. Bannières de calme plat
dans le blanc de la machine adriatique – déboussolée
par la tempête immobile des estacades, sanctuaires tangants
de bois et de rebuts
ferroviaires sur plusieurs mètres de mer. Les hommes de la montagne
dominent l'Inquiet de leurs plateformes – ils prolongent dans le deuil des eaux
la terre, sa verdeur de meule sylvestre – et le soleil
règne plus grand que la peur.
Les manches retroussées, les pieds nus
- de la côte ils prononcent les Nombres donnés
par les étrangers
qui cultivent l’ange des rêves – cœurs pleins de larves
et de pissenlits – arrachés à la beauté boréale. Ah, si nous étions !
forêts de mâts dans la brume – voici le Souverain Ensemble
sur les taches du Neutre de tous les jours – le pollen dispersé
par le vase des siècles, où la somme des tempêtes est égale
au froncement inconstant d’un sourcil.
Mettez donc ma santé à côté de celle de notre frère
avec des projections de neige polluante sur les pins
qui ont des ombrelles de méduses terrestres pour que rien ne manque, pas même
des roses hématiques et des rouleaux de parchemin dans les mains – ou discours
sur le climat et le sol et sur les passerelles rongées, qui changent
la mer en terre – frêles – comme toi mon amour, qui sillonnes le large
de tes sabots de pierre et manifestes une originelle collision. 

SIBILA (Sevilla, 2010)

CAHIER DE POETIQUE (Paris, 2009)

Cahier De Poétique
Editore: Paris 8
Data uscita: 2009
 
Cahier De Poétique
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Toute la floraison (l’immortel)

Comme elles sont effrontées les roses
comme elles sont belles come elles
sont
une affreuse multitude les roses
aux limites du royaume et sous les
arcs
des paradis les tojours vivantes
roses – et differentes
au coeur
détroné parce que
le coeur boit les fonds minéraux
de la pluie e des homes
boit
jusq’à l’éclat de la coupe – l’usure
avec grand intérêt la douleur
jusq’à l’éclair secret
de qui il ne meurt
plus: l’immortel
il vient noir et secret comme la rose
entr’ouverte par les plaintes avec sa
bouche
dépouillée – éventrée
fleur de jardin
avec fauteuils en pierre et égoutteurs
rouge et mal élevé
coeur
qui disloque même le soleil
arrêté sur les décharges et sur les lits
au matin, quand nous sommesplus
ouverts et plus clairs et
nous ne croyons pas à la mort mais
aux colibris
qui tiennent vives les forêts
nous ne croyons pas au dociles
évidences mais aux bêtises
aux mots qui essaiment dans
l’invisible
dstinée
à faire briller le Coeur comme un
éclait
en or dans la poitrine de goudron des
disparus et dans lequel
brille l’or majuscule du monde – dans
lequel
le partout – dans lequel
le toujours, la promesse de toutes les
roses
et le silence tombé après par les
roses, le silence
de personne – seul
plus d’amour, seulement plus de
roses, ma
déposition, ma
rose
immortelle.

le 9 juin 2009
traduction: Romina De Novellis

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